Accident sur le trajet domicile-travail
Itinéraire, horaires et circonstances : préparez les éléments utiles sans confondre accident de trajet et accident survenu pendant le travail.
Une chute ou une collision entre le domicile et le travail pose d’abord une question de qualification. Cette page concerne les salariés privés relevant du régime général. Elle aide à présenter les circonstances d’un accident de trajet ; elle ne permet pas de décider à la place de la CPAM si un itinéraire est couvert.

Décrire le trajet réellement effectué
La protection du trajet peut concerner les déplacements entre le travail et la résidence, ainsi que certains déplacements vers le lieu habituel de repas. Les détours et interruptions doivent être examinés selon leurs motifs. L’analyse ne se limite donc pas à mesurer la distance la plus courte entre deux adresses.
Présentez le parcours réel dans l’ordre : point de départ, destination, horaire prévu de travail et endroit de l’accident. Si une interruption est intervenue, expliquez-la factuellement. Évitez de modifier votre récit pour le faire correspondre à un itinéraire supposé « idéal » : une chronologie cohérente et documentée est plus utile.
Ne pas mélanger assurance maladie et contrat de travail
La reconnaissance comme accident de trajet peut ouvrir une prise en charge spécifique par l’assurance maladie. Elle n’entraîne pas pour autant l’application de toutes les protections du contrat de travail propres à l’accident du travail : l’article L1226-7 distingue expressément le trajet. Un conseil individualisé peut être nécessaire si la difficulté porte sur une rupture de contrat.
Pour les prestations, consultez les repères sur l’indemnisation en vérifiant à chaque étape la qualification retenue. Pour un accident de circulation impliquant quelqu’un d’autre, la page tiers responsable explique pourquoi ce volet doit aussi être signalé.
Les éléments pratiques à conserver
- L’horaire de travail prévu et les changements de planning connus.
- Le parcours effectivement suivi et le motif des éventuels détours.
- Les constatations disponibles : constat, intervention ou témoignage identifié.
- Les preuves de signalement et les demandes de complément reçues.
- La décision de la caisse, avec sa date et ses indications de recours.

Répondre aux questions sans exposer vos données
Classez les justificatifs selon la question à laquelle ils répondent. Un document sur l’horaire ne prouve pas, à lui seul, le lieu de l’accident ; une photographie de la voie ne démontre pas l’heure de passage. Si une information manque, indiquez-le plutôt que de compléter la chronologie par une estimation présentée comme certaine.
Transmettez les pièces aux organismes compétents par leurs canaux officiels. En cas de refus, lisez la page contestation d’un refus CPAM et les indications figurant dans la notification. Repères AT ne reçoit ni pièces médicales ni dossiers contenant les coordonnées de témoins.
Deux questions fréquentes
Un détour exclut-il toujours la reconnaissance ?
Non. Son motif et les circonstances comptent. Décrivez-le précisément et laissez la caisse examiner les éléments plutôt que de conclure à partir d’une règle simplifiée.
Une mission professionnelle est-elle un trajet ordinaire ?
Pas nécessairement. Un déplacement effectué pour l’activité peut relever d’une autre analyse. Précisez qui a demandé le déplacement, sa destination et son objet avant de choisir la catégorie de votre démarche.
Sources officielles : Assurance Maladie — accident du travail ou de trajet ; Code du travail — article L1226-7.