Répondre au questionnaire CPAM après un accident du travail
Comprendre le questionnaire risques professionnels, organiser une réponse précise et conserver les preuves de transmission dans le calendrier indiqué.
Une étape de l’enquête sur les circonstances
La réception d’un questionnaire ne signifie pas que votre accident est refusé. La CPAM recherche des précisions pour examiner son caractère professionnel. Les questions peuvent porter sur l’activité exercée, le déroulement des faits, les personnes présentes ou la manière dont l’employeur a été informé.
L’article R441-8 du Code de la sécurité sociale prévoit, en cas d’investigations, un questionnaire adressé à l’employeur et à la victime ou ses représentants. Il fixe un retour dans les vingt jours francs à compter de sa réception. La caisse peut également effectuer une enquête complémentaire.

Lire le courrier avant de commencer
Repérez la référence du dossier, le canal de réponse et les dates annoncées. N’utilisez pas un ancien calendrier trouvé dans un autre dossier. Si l’accès au service échoue ou qu’un courrier manque, contactez rapidement la caisse et conservez la trace de la difficulté ; un problème technique ne doit pas être supposé prolonger automatiquement une échéance.
Le service officiel Questionnaires Risques Professionnels comporte des accès distincts, notamment pour le salarié et le témoin. Vérifiez que vous utilisez le rôle correspondant à votre situation. Repères AT n’héberge aucun questionnaire de la CPAM et ne peut pas recevoir une réponse à sa place.
Organiser une réponse compréhensible
- Lisez toutes les questions avant de préparer vos réponses.
- Utilisez les mêmes repères de date et de lieu dans l’ensemble du document.
- Répondez à la question posée, sans remplacer un fait par une conclusion juridique.
- Indiquez clairement lorsqu’une information vous est inconnue ou approximative.
- Numérotez les pièces utiles selon les modalités demandées et gardez une copie de l’envoi.
Un exemple d’organisation peut être : « activité en cours », « événement », « première information donnée », puis « démarches effectuées ». Ce plan sert seulement à rendre le récit lisible. Il ne doit pas conduire à ajouter un témoin, une heure ou une instruction qui n’a pas existé.

Vérifier la validation et préparer la suite
Une réponse enregistrée en brouillon n’est pas nécessairement une réponse transmise. Vérifiez l’état affiché par le service utilisé et conservez l’accusé ou la preuve disponible. Si une correction devient nécessaire après validation, demandez à la caisse comment la signaler dans la procédure en cours.
Les réserves de l’employeur peuvent vous aider à identifier les points discutés. À la fin des investigations, la consultation du dossier correspond à une étape différente. Pour les échéances, consultez aussi les repères sur les délais et les indications reçues personnellement.
Questions fréquentes
Dois-je répondre si j’ai déjà raconté les faits à mon employeur ?
Le récit fait à l’employeur ne remplace pas la réponse demandée par la caisse. Identifiez les informations déjà transmises et répondez au questionnaire selon ses instructions.
Le questionnaire est-il un espace totalement confidentiel entre la caisse et moi ?
Ne le présumez pas. L’instruction comprend une phase contradictoire avec consultation du dossier par les parties. Demandez à la caisse le canal adapté pour toute information sensible ; n’envoyez aucun document médical à ce site.
Sources officielles
Sources consultées le 15 septembre 2026. Information générale destinée principalement aux salariés du secteur privé relevant du régime général.